jeudi 8 mars 2007

des prélèvement obligatoires très hauts

L’an dernier, la pression fiscale globale, l’ensemble des prélèvements obligatoires versés par les Français, a à nouveau augmenté. D’après les chiffres publiés hier par Bercy, ces prélèvements ont représenté 44,4% de la production nationale, un quasi-record.

L’an dernier, c’est 44,4% de ce que les Français ont produit qui a été prélevé soit par l’Etat, les collectivités locales ou les régimes sociaux. C’est un quasi-record : on n’avait connu une pression fiscale plus lourde qu’à une seule occasion, en 1999. Ce taux de prélèvements obligatoires avait culminé à 44,9%. Alors, certes, il ne faut pas sacraliser de taux. Il n’est pas totalement significatif. Il ne reflète pas seulement les hausses ou les baisses d’impôts. Il reflète aussi la conjoncture.

Si ces prélèvements ont augmenté l’an dernier, c’est parce qu’il y a eu, grâce à la consommation des ménages, grâce à la bonne tenue de l’immobilier, grâce aux profits des entreprises de bonnes recettes fiscales. L’Etat, rien que l’Etat a encaissé 10 milliards d’euros de plus au titre de la TVA, de l’impôt sur les sociétés et de l’ISF. Les régimes sociaux, l’assurance chômage notamment, ont aussi réalisé des recettes supplémentaires. Le haut niveau des PO n’est ensuite pas nécessairement un drame. Les pays nordiques ont des PO élevés, une croissance élevée aussi. Ils savent eux utiliser intelligemment, efficacement aussi ces prélèvements obligatoires.

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